Buanderie de location, d’entretien et d’approvisionnement complet de lingerie dédiée au réseau de la santé

Nouvelles

06-01-2014

Buanderie Blanchelle écartée par l'Agence de santé

10-12-2013

Buanderie Blanchelle s'implique auprès d'une équipe de coureurs cyclistes

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04-12-2013

Spectacle bénéfice Fondation du CSSS du Sud de Lanaudière présenté par Buanderie Blanchelle

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16-11-2013

Du linge sale qui coûte cher selon la Buanderie Blanchelle

Près de 11 millions $. C’est ce qu’il en coûte par année pour laver le linge d’une grosse partie des hôpitaux montréalais. Une facture beaucoup trop salée, selon Pierre Ferron.

Mais l’entrepreneur privé ne peut pas soumissionner pour la grande majorité de ces contrats. Résultat: c’est le contribuable qui paie pour ce «gaspillage de fonds publics», croit-il.

«C’est de la mauvaise gestion», tranche Pierre Ferron, président de Buanderie Blanchelle, une entreprise spécialisée dans les services aux hôpitaux. Et selon lui, le problème ne date pas d’hier.

La Buanderie centrale de Montréal (BCM), un organisme public créé en 1979 et qui lave 11,3 millions de kilos de linge chaque année, obtient la plupart des contrats des hôpitaux de la métropole (qui n’ont pas leur propre service de buanderie), et ce, sans appel d’offres.

Pour l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de Montréal, qui gère la BCM, il s’agit d’un moyen pour éviter que le marché soit contrôlé par le secteur privé. Elle n’a recours aux appels d’offres que lorsque la BCM est surchargée.

«Nous privilégions cette option parce que la BCM est un organisme à but non lucratif», dit Lise Chabot, des communications de l’ASSS de Montréal.

Pourtant, selon Pierre Ferron, les tarifs de la BCM sont beaucoup plus élevés que les siens, ce qui coûte plus cher aux hôpitaux en fin de compte.

C’est pourquoi, depuis longtemps, plusieurs hôpitaux ont voulu quitter la BCM en comparant les prix et le service du secteur privé, selon lui.

«Beaucoup d’établissements m’ont approché pour que je leur fasse une offre de service», raconte M. Ferron.

Selon lui, les établissements épargneraient plusieurs centaines de milliers de dollars par année – dans un budget déjà en déficit – s’ils faisaient affaire avec son entreprise.

«Il y a trois ans, l’Institut de cardiologie nous a demandé une offre de service, parce qu’il était avec la BCM et avait des problèmes de qualité. On a établi qu’il épargnerait environ 150 000 $ par année avec nous, sur un contrat de 400 000 $.»

Mais l’ASSS n’a pas voulu que l’Institut de cardiologie quitte la BCM, selon M. Ferron. Ce genre de situation arrive fréquemment, ajoute-t-il.

«Ils se font dire: “Non, vous n’avez pas le droit.” Et l’Agence leur offre un rabais pendant un an ou deux.»

Même situation au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui, selon Pierre Ferron, aurait pu épargner 750 000 $ en utilisant les services de Buanderie Blanchelle.

LOI DU SILENCE

«Je ne peux pas dire que nous avons les mains liées, mais il est préférable que nous fassions affaire avec la BCM. C’est une directive de l’Agence», s’est contentée de dire Julie Chevrette, conseillère en communications de l’Institut de cardiologie de Montréal.

Les hôpitaux Jean-Talon et Maisonneuve-Rosemont n’ont pas voulu faire de commentaires sur la qualité du service qu’ils reçoivent avec la BCM. Quant au CUSM, la responsable des communications, Rebecca Burns, s’est contentée de dire que trois sites sur six faisaient affaire avec la BCM (les trois autres lavent eux-mêmes leur linge) et que lorsque tous les établissements seraient regroupés au Centre Glen, en 2015, le CUSM ferait affaire avec la BCM pour la totalité de ses sites.

«Il y a une véritable loi du silence, croit Pierre Ferron. Les établissements ne veulent pas commenter puisque c’est l’Agence qui les subventionne…»

SURPLUS RETOURNÉS AUX HÔPITAUX

«Tous les surplus sont retournés aux établissements», insiste Lise Chabot.

Ces surplus, estimés entre 400 000 $ et 600 000 $ par année par l’ASSS, sont répartis dans tous les établissements. Cette année, par contre, une modernisation des installations a permis des profits de 1 million $. Rien à voir, cependant, avec les économies totales que pourrait faire chaque établissement, selon M. Ferron.

Buanderie Blanchelle mise sur ses contrats à l’extérieur de la métropole. Mais l’entreprise considère qu’elle devrait avoir sa part du marché montréalais.

«Il me semble que, dans le milieu de la santé, on veut faire des économies», s’étonne M. Ferron.

Lire l'article intégral paru dans le journal de Montréal